Lors d’une récente sortie photo dans ma région, qui se rapproche plus de l’errance hasardeuse à la recherche d’un sujet de reportage, je me suis arrêté aux abords d’un bâtiment que je connaissais déjà depuis plusieurs années, mais n’avais jamais pris la peine de m’y intéressé plus avant.

Or, il s’avère que ce bâtiment m’a conduit tout droit vers une partie plutôt méconnue et pas forcément glorieuse de l’histoire de notre région durant la deuxième guerre mondiale.

De retour à mon domicile, je commence par faire une recherche sur Google avec des mots-clés comme Boulay, bâtiment, guerre etc….
Je suis alors tombé sur un site Internet (http://membres.lycos.fr/campdebansaintjean/) qui m’a fait réalisé que je n’avais découvert alors que la partie visible de l’iceberg.
Il s’agit en fait d’une ancienne cité, construite dans les années 30 derrière la ligne Maginot qui servait de caserne du 146° RIF.
Ensuite au début de l’automne 1941, le camp fût récupéré par les Allemands et transformé en camp de déportation pour les prisonniers russes et ukrainiens qui étaient alors employés à travailler dans les fermes avoisinantes ou les mines de charbon. Le camp a alors été rattaché au Stalag XII F de Forbach.
Personne ne sait combien de personnes ont trouvé la mort dans ce camp, seul l’association des ukrainiens de l’Est semble reconnaître 3600 victimes entre 1939 et 1945.
Un monument aux morts du Stalag a été érigé à Boulay, non loin de là, par l’association des ukrainiens de l’Est en 2002.
D’après certains riverains des villages voisins, le camp est régulièrement visité et dégradé (graffitis, feux…) par des groupes de personnes d’extrême droite. Le camp est toujours encore propriété de l’armée française à ce jour.
Je tiens à remercier l’auteur du site Internet cité plus haut, pour toutes ces informations très intéressantes et pour son travail, qui a permis de rendre ma visite plus intéressante.
Je vous conseille également de vous rendre sur ce site si vous souhaitez en savoir plus sur ce camp, les informations ne manquent pas et vous trouverez beaucoup de photos de différentes périodes.
Les photos qui suivent ont donc été prises lors de ma deuxième et troisième visite.





















Autres liens concernant les Ban Saint-jean :
Les photos présentées ci-dessus ne sont pas libre de droits.
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22 novembre 2008





22:00 le 28 juillet 2008
Belle découverte, j’ai appris plein de choses, merci
12:06 le 05 octobre 2008
Intéressant.
Je sais que le site du Ban Saint Jean est encore utilisé parfois par l’armée pour des manœuvres, mais je ne savais pas qu’il servait aussi de camp de déportation sous l’occupation (encore moins que François Mitterrand y avait été interné).
Ce n’est pas le genre d’histoire qu’on nous apprends à l’école.
Il reste finalement encore beaucoup de zones d’ombres sur cette époque.
Dans 80 ans, quand les archives de l’époque pourront être consulté, que les collabos seront tous morts sans être inquiétés et qu’il n’y aura plus personne (ni résistants, ni malgré-nous, ni civils) pour témoigner des exactions commises par les nazis et le gouvernement de Vichy, on en saura peut-être un peu plus.
En attendant, on peut toujours glaner quelques témoignages isolés auprès des anciens.
18:30 le 05 octobre 2008
L’histoire de ce camp est visiblement assez tabou dans la région.
Ma grand-mère elle même qui a vécu la deuxième guerre mondiale ne m’en a jamais parlé, elle est pourtant originaire de Porcelette, non loin du camp. Comme vous le dites si bien, tant que les derniers collabos sont encore vivants nous n’en saurons pas davantage, au détriment de l’histoire de notre région.
Merci pour votre commentaire qui complètent à merveille ce petit reportage.
11:27 le 09 octobre 2008
Très intéressant tout ça.
16:55 le 22 décembre 2008
Hooo le Kerfent.com c’est mon copain ça
1:14 le 01 janvier 2010
Ai connu le ban st jean pendant mon apprentissage pour y avoir travaillé à l’entretien des batiments qui servaient d’habitations a des ouvriers et anciens militaires danss las années cinquante six,mais je n’en connaissais pas non plus la triste histoire et pourtant suis natif de saint avold .encore merci pour les liens d’autres sites.